Un Comité Social d’Administration académique s’est tenu le jeudi 29 janvier pour traiter, principalement, de la préparation de la rentrée 2026 au niveau de l’académie. Il s’agit de répartir les moyens (HP, HS, IMP) donnés par le ministère entre les différentes actions académiques (dont le remplacement) et les deux départements (dont les moyens donnés aux établissements).

D’emblée, la Rectrice n’a pas hésité à dire que si l’an dernier, l’adoption tardive du budget avait placé l’institution dans une position difficile, cette année battait tous les records : des modifications de l’enveloppe de moyens ont été communiquées par le ministère … hier soir ! Elles sont le résultat du travail des élus nationaux de la FSU qui ont permis une injection de plus de 400 emplois dans les dotations académiques.

Au total, l’académie bénéficie de 12 ETP (équivalent temps plein) supplémentaires par rapport à la dotation de l’année précédente. Ce traitement n’est en rien une faveur. C’est la conséquence d’une démographie atypique qui perdure. Ainsi, il est prévu une augmentation pour le 2d degré de 147 élèves. Cette hausse globale masque des variations de nature très différentes selon

  • le département : + 269 dans les Alpes-Maritimes et - 122 dans le Var
  • le niveau d’enseignement : + 99 en collège ; - 323 en LGT ; + 322 en LP ; + 49 en post bac. L’apparent transfert de LGT vers les LP s’explique en partie par des taux de passage de 2de GT vers les 1re Pro en hausse.
    On peut ajouter que l’augmentation globale est la plus faible depuis 10 ans et que les classes d’âge actuellement à l’école sont en net recul : le 1er degré perdrait 3 000 élèves. Cette augmentation est donc probablement une des dernières (sinon la dernière) pour notre académie.

Ces 12 ETP ne sont que la conséquence de cette augmentation du nombre d’élèves : une stricte proportionnalité est appliquée.

Il ne faut donc pas attendre une amélioration des indicateurs que notre institution chérit : le E/S, nombre d’élève devant chaque professeur (1h en groupe ou en classe entière), ne va pas diminuer, le H/E, nombre d’heures d’enseignement par élève, ne va pas augmenter. Les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels ne seront pas améliorées, au mieux on constatera globalement un statu quo.

Plus inquiétant, et ce depuis plusieurs années, l’écart entre les indicateurs académiques et nationaux se creuse. Ce constat, issu des données rectorales, a même été validé par madame la Rectrice. Il est donc urgent que notre académie bénéficie d’un plan de rattrapage, nos élèves et nos collègues le valent bien !
Et, nationalement, il est tout aussi urgent de revaloriser nos métiers et d’embaucher les personnels qualifiés et formés dont nous manquons cruellement actuellement !

Le processus de répartition va suivre son cours avec des CSA départementaux le 5 février dans lesquels les DASEN vont présenter leur répartition des moyens entre les établissements. Comme chaque année, nous fournirons sur notre site académique ces données dès que nous en disposerons et nous informerons nos responsables de sections d’établissements.