En grève le mardi 31 mars !

Le budget 2026 organise l’asphyxie du service public d’Education. Cela suffit !

L’intersyndicale nationale (FSU, UNSA Education, CFDT Education Formation et Recherche publiques, CGT Educ’action et SUD Education) appelle à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril, dont une journée de grève le mardi 31 mars :

A Nice, rassemblement devant le Rectorat à partir de 10h30
A Toulon, manifestation au départ de la DSDEN à 10h30

Des mobilisations nombreuses ces dernières semaines

Depuis des semaines, les actions se multiplient, souvent à l’initiative du SNES-FSU et en intersyndicale. Tout montre donc la détermination à dénoncer des choix qui vont, à rebours, de la nécessaire amélioration des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves. Même si l’Académie de Nice n’a pas subi de suppression de postes cette année, rappelons que nous restons l’avant-dernière académie en termes de taux d’encadrement !

Climat scolaire, aussi une urgence !

Les violences entre élèves ou à l’encontre des personnels se multiplient dans les établissements : la tragique agression de notre collègue de Sanary sur mer en est une triste illustration. Le SNES rappelle que la présence de davantage d’adultes formés aux côtés des jeunes permettrait de repérer les signaux faibles de mal-être, de prévenir les violences pour une prise en charge au plus vite. Les mesures sécuritaires – fouilles de sacs, caméra, portiques -ne permettront pas de lutter contre ces incidents. Ces fouilles ne doivent pas incomber à la communauté éducative, dont la relation aux élèves doit se construire dans la confiance. Dans un contexte éminemment anxiogène, il faut rétablir des relations pacifiées au sein des EPLE et disposer d’équipes pluri-professionnelles étoffées et formées. Pour y parvenir, il faut recruter des Psyen et des personnels de vie scolaire CPE et AED.

Pour une carte élargie de l’Education prioritaire

La révision de la carte de l’Éducation prioritaire, sous la forme d’une carte élargie, notamment aux lycées, est une urgence. La dégradation sociale et économique de tout un ensemble de territoires s’accentue et aggrave les phénomènes de ségrégation sociale et scolaire dont profite l’enseignement privé. La logique de la contractualisation et du saupoudrage de moyens voulue par tout un ensemble de forces politiques en remplacement de la logique de l’éducation prioritaire, doit être combattue.