Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens de l’académie de Nice se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe, emploi du temps intenable… Leurs revendications sont légitimes et nous les partageons ! Le SNES-FSU soutient leurs demandes, d’autant plus qu’elles confirment l’état catastrophique de l’Éducation nationale à ce jour, comme nous le dénonçons.
Le SNES-FSU dénonce fermement les interventions violentes, sans discernement, de la police devant plusieurs établissements, qui ont parfois conduit des élèves en garde à vue. Des élèves sont aussi blessés. Cette violence contre la jeunesse est inacceptable, elle doit cesser ! Les élèves ont le droit de s’exprimer et de se mobiliser.
On attend de l’Éducation nationale qu’elle forme des citoyennes et des citoyens dans les salles de classe, mais on les empêche ensuite d’exercer leur conscience citoyenne à l’extérieur des lycées ? Cette répression policière arrive d’ailleurs en plein dans les semaines de l’engagement. Ainsi va l’École macroniste : des injonctions à l’engagement et une violence contre les mouvements de contestation des choix politiques et budgétaires. C’est insupportable !
Le SNES-FSU condamne, plus largement, les violences d’où qu’elles viennent. Nous apportons notre soutien aux personnels qui ont été blessés ces derniers jours. Toutes les violences doivent cesser : il y a urgence à permettre l’expression lycéenne sans entrave et dans un cadre démocratique, libre et serein.
Il faut écouter les élèves, permettre l’exercice de leur droit d’expression, de leur droit de s’organiser, de leur droit à manifester. Les élèves mobilisés doivent pouvoir aussi participer dans leur établissement à des CVL (Conseils de vie lycéenne) pour y faire entendre leurs attentes. Au-delà de la démocratie sociale que les lycéens doivent pouvoir continuer à faire vivre sereinement par leurs actions et mobilisations, il est nécessaire d’ouvrir des espaces de discussions et non de réprimer par la force ce mouvement ou l’instrumentaliser à des fins politiciennes.
Fabienne Langoureau Secrétaire académique du SNES-FSU de Nice
